Editorial d'octobre 2017

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La conférence générale de l'IARU vient de se terminer, et vous trouverez en ligne les comptes rendus des travaux des différentes commissions. Ceci me donne l'occasion de vous rappeler l'importance de cette organisation internationale dont le REF est membre fondateur, à Paris en 1925.

L'IARU aujourd'hui, c'est la réunion de toutes les associations nationales de radioamateurs dans le monde entier. Organisée en régions calquées sur celle de l'UIT, la France est représentée au niveau de la région 1, qui correspond en gros à l'Europe, l'Afrique et le Moyen-Orient.

Depuis de nombreuses années maintenant, l'IARU dispose du statut d’observateur à l'UIT et, au niveau européen, à la CEPT. Ce statut n’autorise pas à prendre part aux votes, mais il permet de contribuer directement dans les différentes commissions préparatoires en proposant ou commentant les recommandations qui y sont préparées. Grâce à la présence bénévole continue de nombreux responsables nationaux, l'IARU veille constamment à la défense des intérêts des radioamateurs. Rappelons que dans ces organismes, le vote doit se faire au consensus et qu’un seul état membre a le pouvoir de bloquer tout le processus s’il se prononce contre la contribution en discussion. La présence dans ces réunions préparatoires est donc cruciale pour permettre à tous de trouver un compromis. Chaque régulateur national voit ainsi sa marge de manœuvre réduite, et il doit de plus en plus se coordonner avec les institutions supranationales (européennes ou mondiales, selon le cas).

Notre position dans cette organisation est donc capitale et la France y a toujours tenu un rôle important, soutenue par un groupe de pays francophones créé lors de la conférence de Varna en 2014. Ce groupe nous permet de coordonner nos actions auprès de nos régulateurs nationaux respectifs, de nous entraider et d’adopter des positions communes correspondant à nos intérêts spécifiques. Ce groupe francophone comporte à ce jour une douzaine de pays et il nous permet d’être plus audibles dans le concert des nations de la région 1.

A la suite des élections générales du bureau de l'IARU, nous sommes heureux que le candidat présenté par le REF, notre « officier de liaison IARU » F4GKR, ait été élu à une très forte majorité au bureau exécutif de cette instance internationale.

Il me semble utile de rappeler les actions principales de l’IARU : défense du spectre, acquisition de nouvelles bandes, actions de promotion (programmes spécifiques YOTA, STARS, IPHA etc.), organisation du spectre (comités C4 et C5), veille contre les « intruders » (IARU-MS). Bien entendu, le REF est présent dans ces activités et les met en œuvre dans notre pays. Par exemple, cette année, le REF a sponsorisé le voyage d'un groupe de jeunes radioamateurs français lors des échanges YOTA, en Angleterre.

Lors de la conférence de Landshut l'IARU a chaleureusement remercié F5MIU pour la qualité et la régularité de ses rapports d'écoute sur les « intruders ».

Vous le savez sûrement, la prochaine conférence mondiale de l'UIT aura à se prononcer sur une demande d'harmonisation de la bande 50 MHz au niveau mondial, ce qui pour nous correspond à un élargissement, de 50 à 54 MHz. Je vous laisse imaginer d'où provient cette proposition que l'UIT à mise à l'ordre du jour de la prochaine CMR.

La Compatibilité Electro Magnétique (CEM) fait aussi partie de nos préoccupations. En effet, l'IARU a été sollicitée par l'UIT pour des études dans le cadre de mesures sur l'augmentation du niveau de bruit sur le spectre, en corrélation avec le développement des systèmes industriels utilisant les technologies sans fil ou le découpage de puissance dans le transport d'énergie. Cela a fait l'objet à Landshut des travaux du groupe C7.

La licence novice.

Quelques pays européens bénéficient d’une licence « novice » spécifique leur permettant d’offrir au plus grand nombre le plaisir de trafiquer sur nos bandes. Malheureusement, il n’existe pas d’harmonisation européenne et cette licence locale n’est pas reconnue en dehors de son pays d’origine. Depuis de nombreuses années, l’IARU Région 1 tente d’organiser la discussion, en particulier au niveau de la CEPT, pour parvenir à un cadre réglementaire accepté par tous. A ce jour, de nombreux pays peinent à avancer sur ce sujet, la raison financière étant souvent opposée aux demandes des associations nationales. Notons que certains ont proposé avec succès d’organiser une partie des examens, permettant ainsi de parvenir à un compromis. Nos voisins belges ont ainsi par exemple obtenu que soit organisée la partie pratique par l’UBA, le régulateur se chargeant de la partie théorique. Sans gesticulation de façade, le REF travaille aussi sur ce dossier.

Tout cela pour vous dire que l'IARU est notre meilleur moyen d'action pour montrer à notre administration française le sérieux de son travail et de ceux qui les représentent en France.

Une petite part de la cotisation que les membres versent au REF est reversée à l'IARU pour lui permettre de financer toutes ses actions au niveau des organisations internationales.

Si vous voulez développer le radioamateurisme en France, alors soyez efficaces, soutenez l'IARU en adhérant ou en ré-adhérant au REF en 2018. C'est possible dès maintenant.

Lucien SERRANO, F1TE
Président du REF

 

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